Le Pilat est suffisamment compact pour être parcouru en quelques jours, mais beaucoup trop varié pour se résumer à une seule image.
À l’ouest, les hauts plateaux autour de Marlhes et Saint-Genest-Malifaux. Plus haut, la ligne des Crêts et son point culminant à 1 432 mètres. À l’est, les reliefs plongent vers les vignobles et la vallée du Rhône. Plus bas encore, on retrouve le fleuve et les activités d’eau vive.
Cette diversité explique pourquoi deux journées passées dans le Pilat peuvent ne presque rien avoir en commun. Pour une première découverte, voici sept expériences qui montrent réellement différentes facettes du massif.

Marcher sur les Crêts jusqu'au point culminant du Pilat
S’il fallait choisir une randonnée pour comprendre la géographie du Pilat, ce serait probablement celle-ci.
Le Crêt de la Perdrix, à 1 432 mètres, constitue le point culminant du massif. La ligne des Crêts traverse un paysage de landes, de forêts et de formations rocheuses caractéristiques appelées chirats.
Par temps dégagé, la position permet de comprendre à quel point le Pilat occupe une place de transition entre Massif central et vallée du Rhône.
Quelle randonnée choisir ?
L’Office de tourisme propose notamment la boucle d’interprétation « À la découverte des Crêts » : 10 km, environ 3 heures de marche, entre 1 318 et 1 432 mètres d’altitude.
Le conseil le plus utile à retenir : ne partez pas uniquement parce que la météo paraît correcte dans la vallée. Le brouillard peut rendre l’orientation beaucoup plus difficile sur les Crêts.
Marcheurs capables d’effectuer une dizaine de kilomètres sur terrain naturel.
Une demi-journée permet de profiter réellement du parcours.

Découvrir le Pilat avec les chiens de Loire Traîneaux
Le massif ne se découvre pas uniquement en suivant un balisage. Autour de Marlhes, Loire Traîneaux propose une autre manière d’entrer dans le paysage : avec une meute de chiens nordiques.
L’expérience varie suivant la saison et les conditions.
Cani-Rando
La Cani-Rando permet de marcher relié à un chien avec un équipement adapté. La relation avec l’animal modifie complètement le rythme d’une randonnée classique.
Cani-Kart
Le Cani-Kart repose sur une logique différente. Plusieurs chiens travaillent en attelage devant un véhicule roulant lorsque les températures et le terrain permettent cette pratique.
Balade en traîneau
La balade en traîneau appartient réellement à l’hiver et dépend directement des conditions nécessaires à sa pratique.
Le bon réflexe consiste donc à vérifier la période et les conditions avant d’organiser le reste du séjour.

Parcourir les chemins du Pilat à VTT
Le relief du Pilat se prête particulièrement bien au VTT parce qu’il permet de passer rapidement d’un profil de terrain à un autre.
L’Office de tourisme présente actuellement 35 circuits VTT répartis sur 11 secteurs de départ, parmi lesquels Marlhes, Saint-Genest-Malifaux, Le Bessat, Pélussin, Bourg-Argental ou Saint-Pierre-de-Bœuf.
Pour débuter autour de Saint-Genest-Malifaux
Le circuit de la Croix de Garry ne représente que 2,6 km avec 47 mètres de dénivelé positif et est présenté comme un parcours familial.
Pour aller plus loin autour de Marlhes
Le circuit de La Faye représente environ 12 km et 307 mètres de dénivelé positif. Cela montre bien pourquoi la distance seule ne suffit pas à évaluer la difficulté réelle d’un parcours dans le Pilat.
Choisissez le circuit avant de prendre le vélo et regardez surtout son dénivelé. Quinze kilomètres presque plats et quinze kilomètres sur les reliefs du Pilat ne racontent pas la même histoire.

Traverser les Trois Dents pour une randonnée beaucoup plus minérale
De loin, les Trois Dents semblent presque appartenir à un autre massif.
Cette crête rocheuse située à proximité du Crêt de l’Œillon domine la vallée du Rhône et contraste nettement avec les sommets plus arrondis du Pilat.
Ici, le terrain devient lui-même une partie de l’expérience.
L’Office de tourisme décrit le passage sur les Trois Dents comme technique, entre blocs rocheux et arête. Un itinéraire depuis le secteur du col de l’Œillon / col du Gratteau est annoncé autour de 4,4 km pour environ 2 h 30, avec un niveau difficile.
Et si l'on ne souhaite pas faire la randonnée ?
Le belvédère de la Faucharat et le quai des Trois Dents au col du Gratteau permettent déjà d’observer le relief sans s’engager sur l’itinéraire technique.
Une courte distance ne signifie donc pas une petite promenade. Les 4,4 km annoncés sont plus exigeants qu’une boucle de même longueur sur chemin roulant.

Prendre de la hauteur dans les arbres à La Versanne
Après plusieurs expériences très liées à la randonnée, changer complètement de registre permet aussi de comprendre la variété du Pilat.
À La Versanne, Acrobois propose plusieurs parcours dans les arbres avec différents niveaux de difficulté, des ateliers adaptés aux plus jeunes et des installations plus exigeantes pour ceux qui recherchent davantage de hauteur.
L’intérêt du site tient précisément au fait qu’une famille n’a pas besoin d’avoir le même niveau pour y passer du temps.
Familles et groupes d’amis cherchant autre chose qu’une randonnée.
Réservez avant de vous déplacer, surtout pendant les vacances et les week-ends.

Descendre une rivière d'eau vive à Saint-Pierre-de-Bœuf
Le Pilat possède aussi un versant que l’on oublie facilement lorsqu’on pense uniquement aux sommets.
À Saint-Pierre-de-Bœuf, au pied du massif et près du Rhône, l’Espace Eaux Vives du Pilat Rhodanien dispose d’une rivière artificielle aménagée de 700 mètres permettant notamment la pratique du kayak, du canoë, du rafting et de l’hydrospeed.
Quelle activité choisir ?
Pour une première expérience, mieux vaut choisir une séance encadrée et laisser le professionnel orienter vers la pratique adaptée.
Rafting
Une découverte collective de l’eau vive.
Kayak
Une pratique plus individuelle et plus technique.
Hydrospeed
Une approche beaucoup plus physique, directement dans l’eau.
Prévoyez au moins une demi-journée en comptant l’accueil, l’équipement, la séance et le changement de tenue.

Revenir en hiver et découvrir un Pilat complètement différent
Il serait dommage de traiter l’hiver comme une simple variante esthétique de l’été.
Avec suffisamment de neige, une partie du massif change complètement de pratique.
Autour du Bessat et des Grands Bois, le domaine nordique propose des pistes de ski de fond tracées et plusieurs itinéraires destinés notamment aux raquettes.
D’autres secteurs nordiques existent également à Saint-Régis-du-Coin et Burdignes.
Le mot important reste cependant enneigement. Dans le Pilat, programmer une activité hivernale plusieurs semaines à l’avance ne garantit jamais les conditions nécessaires le jour venu.
La même prudence vaut pour Loire Traîneaux : une balade en traîneau ne doit pas être considérée comme automatiquement disponible simplement parce que nous sommes en janvier.

Quelle expérience choisir pour une première visite du Pilat ?
Si vous ne disposez que d’une journée, vouloir cumuler les sept serait évidemment une mauvaise idée.
Pour découvrir le paysage
Commencez par les Crêts.
Pour une activité familiale
Cani-Rando selon les conditions, accrobranche ou boucle VTT facile.
Pour une sortie plus sportive
Trois Dents, VTT plus long ou eau vive à Saint-Pierre-de-Bœuf.
En hiver
Vérifiez d’abord l’enneigement et laissez les conditions décider entre randonnée, raquettes, ski nordique ou activité avec les chiens.
Peut-on découvrir le Pilat pendant un week-end ?
Deux jours permettent déjà de construire quelque chose de beaucoup plus intéressant qu’une succession de sites.
Jour 1 : les hauts plateaux et la meute
Une activité à Marlhes avec Loire Traîneaux, choisie selon la saison, puis une découverte du secteur de Saint-Genest-Malifaux ou une petite boucle à pied ou à VTT.
Jour 2 : les sommets
Une randonnée sur les Crêts avec le Crêt de la Perdrix et le Crêt de l’Œillon, ou les Trois Dents si votre niveau et les conditions s’y prêtent.
Une autre organisation consiste à consacrer la deuxième journée au versant rhodanien : Pélussin, les coteaux puis l’Espace Eaux Vives de Saint-Pierre-de-Bœuf.
L’intérêt est de ne pas passer le week-end à courir d’un point à l’autre. Le Pilat se comprend beaucoup mieux lorsqu’on accepte de découvrir un secteur à la fois.

Le Pilat n'a pas vraiment de saison unique
C’est peut-être ce qui explique le mieux pourquoi il est difficile de répondre à la question « que faire dans le Pilat ? » avec une seule activité.
Une même journée peut être consacrée à une randonnée panoramique, à une rencontre avec une meute, au vélo ou à une rivière d’eau vive.
Quelques mois plus tard, une partie de ces possibilités disparaît temporairement tandis que la neige ouvre d’autres pratiques.
Cette saisonnalité n’est pas une contrainte à contourner. Elle fait partie du territoire.
Si votre séjour dans le Pilat comprend une activité avec Loire Traîneaux, commencez par vérifier les conditions et les possibilités du moment. Le reste du programme peut ensuite se construire beaucoup plus facilement autour du secteur choisi.

